|
Les mouvements constituant la leçon de PCM ne ressemblent pas au mouvement qui est en train dêtre appris. Ils représentent des "ingrédients" ou des "éléments constitutifs" de laboutissement final. Dans le déroulement dune leçon, ces mouvements, sensations, images, et une conscience spatio-temporelle, sunissent graduellement et inévitablement dans le système nerveux en nouvelles gestalts neuro-musculaires. La compréhension consciente est habituellement absente, ne sachant pas ce qui est fait ni pourquoi, jusquà ce que le nouvel apprentissage soit mis en place. A ce moment-là, une reconnaissance et une compréhension consciente peuvent aider à consolider le nouvel apprentissage. Feldenkrais découvrit comment stimuler lintelligence du système nerveux à travers des mouvements différenciés et non habituels. Apprendre à bouger les yeux et la tête dans des directions différentes est un exemple de mouvements différenciés. Inverser la façon habituelle dentrelacer les doigts est un exemple de mouvement inhabituel. Ces changements de schémas reflètent la plasticité du système dapprentissage chez le petit enfant. Ils libèrent lindividu des préjugés habituels à propos de lensemble esprit/corps et encouragent un nouvel apprentissage. Quoique les instructions dune leçon de PCM doivent être suffisamment spécifiques pour assurer lefficacité de la leçon, il est essentiel que 1élève soit libre de faire quelque chose qui soit confortablement à lintérieur des limites de ses capacités physiques ou de son habitude. Ce langage orienté vers le processus permit à Feldenkrais de créer un rapport dintimité avec ses élèves et dutiliser toutes leurs réponses à lintérieur du groupe, à la fois individuellement et collectivement, pour approfondir leur apprentissage. Sous-jacente à toutes ses formes de communication
se trouvait la croyance de Feldenkrais en la liberté des individus
à faire leurs propres choix. Il croyait que les gens devaient
faire leurs propres choix, et son but premier était de leur donner
les moyens de vivre de la manière quils le voulaient. Feldenkrais
sentait que la route la plus efficace vers la liberté de choix
est la conscience de soi, parce que la conscience de soi augmente le
nombre doptions disponibles. En général, il demandait
aux élèves dessayer un mouvement dune façon,
puis dune autre et encore dune autre, ainsi ils pouvaient
apprendre à sentir les différences. Le praticien ne joue
pas de rôle autoritaire; ce qui compte, ce nest pas quil
enseigne, mais que lélève "apprenne".
Pour cette raison, Feldenkrais ne montrait jamais les mouvements ni
ne disait ce qui était "bien" ou "mal". Son
but était de nourrir la capacité de ses étudiants
à faire leurs propres choix et à "réaliser
leurs propres rêves inavoués". |
|
|
La route la plus efficace vers la liberté de choix est la conscience de soi, parce que la conscience de soi augmente le nombre doptions disponibles. |