Une approche du comportement,
de l’apprentissage et
de la communication
non verbale selon
Moshe Feldenkrais

 


Feldenkrais expliquait que ses leçons étaient basées sur la logique de la nature telle qu’on en a l’exemple dans «l’apprentissage organique» et le développement de l’enfant, non linéaire mais hautement méthodique.

Les mouvements constituant la leçon de PCM ne ressemblent pas au mouvement qui est en train d’être appris. Ils représentent des "ingrédients" ou des "éléments constitutifs" de l’aboutissement final. Dans le déroulement d’une leçon, ces mouvements, sensations, images, et une conscience spatio-temporelle, s’unissent graduellement et inévitablement dans le système nerveux en nouvelles gestalts neuro-musculaires. La compréhension consciente est habituellement absente, ne sachant pas ce qui est fait ni pourquoi, jusqu’à ce que le nouvel apprentissage soit mis en place. A ce moment-là, une reconnaissance et une compréhension consciente peuvent aider à consolider le nouvel apprentissage.

Feldenkrais découvrit comment stimuler l’intelligence du système nerveux à travers des mouvements “différenciés” et “non habituels”. Apprendre à bouger les yeux et la tête dans des directions différentes est un exemple de mouvements différenciés. Inverser la façon habituelle d’entrelacer les doigts est un exemple de mouvement inhabituel. Ces changements de schémas reflètent la plasticité du système d’apprentissage chez le petit enfant. Ils libèrent l’individu des préjugés habituels à propos de l’ensemble esprit/corps et encouragent un nouvel apprentissage.

Quoique les instructions d’une leçon de PCM doivent être suffisamment spécifiques pour assurer l’efficacité de la leçon, il est essentiel que 1’élève soit libre de faire quelque chose qui soit confortablement à l’intérieur des limites de ses capacités physiques ou de son habitude. Ce langage orienté vers le processus permit à Feldenkrais de créer un rapport d’intimité avec ses élèves et d’utiliser toutes leurs réponses à l’intérieur du groupe, à la fois individuellement et collectivement, pour approfondir leur apprentissage.

Sous-jacente à toutes ses formes de communication se trouvait la croyance de Feldenkrais en la liberté des individus à faire leurs propres choix. Il croyait que les gens devaient faire leurs propres choix, et son but premier était de leur donner les moyens de vivre de la manière qu’ils le voulaient. Feldenkrais sentait que la route la plus efficace vers la liberté de choix est la conscience de soi, parce que la conscience de soi augmente le nombre d’options disponibles. En général, il demandait aux élèves d’essayer un mouvement d’une façon, puis d’une autre et encore d’une autre, ainsi ils pouvaient apprendre à sentir les différences. Le praticien ne joue pas de rôle autoritaire; ce qui compte, ce n’est pas qu’il enseigne, mais que l’élève "apprenne". Pour cette raison, Feldenkrais ne montrait jamais les mouvements ni ne disait ce qui était "bien" ou "mal". Son but était de nourrir la capacité de ses étudiants à faire leurs propres choix et à "réaliser leurs propres rêves inavoués".

 
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La route la plus efficace vers la liberté de choix est la conscience de soi, parce que la conscience de soi augmente le nombre d’options disponibles.